
24/11/2010 16:15:40 :
Avec l’engouement du public pour les films projetés en 3D, le taux d’équipement numérique des salles de cinéma progresse aujourd’hui à un rythme vertigineux. Entre fin 2008 et fin 2009, le nombre d’écrans de projection numérique a ainsi plus que triplé en Europe, alors même que le phénomène Avatar n’avait pas encore fait son apparition dans les salles de cinéma ! Une aubaine dont profite la jeune société belge intoPIX, spécialiste désormais incontournable de la technologie de codage vidéo JPEG 2000
Retour en arrière. Nous sommes fin 2004. L’industrie hollywoodienne publie la première version officielle des spécifications dédiées au cinéma numérique. C’est la norme JPEG 2000, norme internationale depuis 2001, qui est officiellement retenue comme technique d’encodage des images. Peu de temps après, en mars 2006, la société intoPIX le jour afin d’exploiter les technologies de codage d’images et de cryptographie développées au sein des laboratoires de recherche de l’Université catholique de Louvain. Coïncidence étonnante : Gaël Rouvroy, l’actuel directeur technique de l’entreprise, avait soutenu sa thèse de doctorat sur le décodage JPEG 2000 au cinéma numérique le jour même où l’industrie hollywoodienne annonçait ses spécifications en la matière !
Dès 2007, intoPIX donc en mesure de proposer un blocIP décodage JPEG 2000 des images en résolution 4K (4096 x 2160 pixels) et de l’intégrer sur un FPGA Xilinx. Cette offre a rapidement été suivie par un encodeur vidéo 4K en temps réel, lui aussi implémenté sur un circuit programmable Xilinx. Parallèlement, la jeune start-up a signé ses premiers contrats avec des entreprises telles que l’allemande MikroM, la belge XDC (une filiale d’EVS Broadcast), l’américaine Kodak et la japonaise NEC. « À partir de 2008, la société a pu se consacrer sérieusement au développement de son offre et, en 2009, Sony, l’un des quatre plus grands fournisseurs de projecteurs de cinéma numérique, est devenu l’un de nos principaux clients », précise fièrement Jean-Baptiste Lorent, directeur marketingintoPIX.
Aujourd’hui, cette jeune entreprise belge a développé toute une gamme de blocsIP JPEG 2000 de cryptographie, adaptés aux différents besoins des secteurs d’application visés. En effet, si le cinéma numérique reste encore le principal débouché pour les produitsintoPIX, l’entreprise cible également les marchés de broadcast pour les transmissions d’images de très haute qualité sur les liaisons de contribution), de l’archivage (JPEG 2000 un algorithme d’encodage mathématiquement sans pertes), de l’espace, de l’imagerie industrielle et de la sécurité.
"Nous avons également diversifié notre offre en l'élargissant aux cartes accélératrices et aux systèmes d'encodage et/ou de décodage vidéo compatibles avec diverses résolutions d'images, de la SD au 4K, voire plus, ajoute Jean-Baptiste Lorent. La commercialisation de blocs d'IP, qui a longtemps constitué l'essentiel de nos activités, représente aujourd'hui les deux tiers de notre chiffre d'affaires". Boosté par les ventes de cartes et l'explosion du marché du cinéma numérique, intoPIX devrait boucler l'année 2010 sur un CA deux fois supérieur à celui réalisé l'année dernière.
Pour autant, la jeune entreprise belge, devenue « Certified Member » de l’alliance Xilinx une distinction attribuée à une vingtaine d’entreprises seulement dans le monde), ne se repose pas sur ses lauriers. « Nous voulons rendre l’utilisation de nos blocsIP plus flexible en les adaptant à d’autres architectures de circuits », note Jean-Baptiste Lorent. « De nouveaux profils JPEG 2000, destinés notamment au marché de broadcast, sont en cours de finalisation et nous suivons également cela de très près. »
intoPIX par ailleurs lancée dans le développement d’une gamme de codeurs/décodeurs adaptés à des résolutions encore plus élevées, telles que la 4K en 3D et la 8K/Ultra HD. « Nous travaillons également à réduire la consommation énergétique des circuits JPEG 2000 leur ouvrir, à terme, de nouveaux marchés tels que les caméras embarquées dans les satellites, voire les caméras de vidéosurveillance », ajoute le directeur marketingintoPIX.
Basée à Louvain-la-Neuve (Belgique) et déjà forte d'un effectif d'une vingtaine de personnes, la société dispose de deux filiales implantées aux Etats-Unis et au Japon.
Pour en savoir plus : www.intopix.com
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